Mon Workflow de photographe numérique

Etant passé au reflex numérique il y a maintenant une petite dizaine d'année, j'ai au fil du temps découvert des problématiques assez insoupçonnées pour le photographe amateur que je suis. L'arrivée des appareils numérique m'a amené à faire face à un volume assez conséquent de photo à conserver, trier, organiser. La réduction du coût unitaire du cliché lève la limitation naturelle qu'avait le photographe amateur à faire des photos en volume, et il n'est pas rare de revenir avec 150 prises de vue d'un évènnement. Par ailleurs, les outils informatiques mis à disposition pour traiter les photos, permettent d'appréhender la post-production des images, et de pouvoir continuer à être créatif au delà de l'acte de la prise de vue. Et pour terminer, l'expansion des sites de partage et de stockage d'image en ligne nécessite de s'organiser de manière adéquate autour de cette pratique. Autant que ma mémoire me permette de m'en souvenir, j'avais commencé par très basiquement copier toutes mes photos dans des dossiers sur le disque de mes PC pour regrouper mes photos dans des dossiers relatifs à 1 événement et une date. Cette méthode, au delà de sa simplicité avait la vertu de ne nécessiter aucun logiciel pour cataloguer les images, mais par contre avait comme inconvénient de n'apporter aucune aide dans la chaîne de valorisation des images. Un peut plus tard, face à une croissance exponentielle du nombre d'images à traiter, je me suis décidé à utiliser un logiciel plus structurant tel Lightroom. Mais là aussi la démarche restait très basique, la même structure de dossier que précédemment. Le gain se résumait à disposer d'un catalogue avec des miniatures, à la possibilité de tagger les images, mais surtout à pouvoir gérer le développement numérique des images. Ligthroom a cette particularité de ne pas altérer le cliché original, mais d'enregistrer l'ensemble des opérations qui ont été effectuées, pour les rejouer à la volée. Malgré l'outil plus perfectionné, l'ensemble des photos, bonnes ou mauvaises, restaient dans le catalogue en ligne, et ceci n'était gère convaincant. Pour certaines photos, un export était ponctuellement réalisé pour les injecter dans un outil tiers come Flickr ou Picasa. Ayant récemment troqué le disque interne de mon macbook pour un SSD, je me suis retrouvé face à l'impossibilité de conserver 60 Go de photos constamment en ligne. J'ai adopté une organisation qui consiste à répartir le stockage des photos sur le disque interne de la machine et sur un disque externe usb, cette répartition se faisant sur des critères de traitement de l'image, de notation, et d'archivage des originaux. Les étapes du processus sont finalement assez simples, et pas forcement attachées à l'utilisation de tel ou tel logiciel.

  1. Import des photos depuis le ou les appareils vers le catalogue principal. Le fait de pouvoir sélectionner les images, de pouvoir les tagger, modifier le nom est déjà un grand plus. Les photos sont copiées au format Raw, renommées, et sont classées par dates, avec un dossier par jour.
  2. Premier tri pour voir quelles photos vont retenir notre attention pour la suite. On peut considérer, qu'une part des photos peut être jetée, une autre part sera conservée telle quelle, et que le haut du panier lui fera l'objet de toute les attentions et sera exploité. Pour ce lot identifié, vient le traitement, recadrage, balance des blancs, etc. Un outil externe pourrait très bien être utilisé à cette étape.
  3. Export et catalogage des meilleurs photos. Le photos qui devront passer à la postérité, vont faire l'objet d'un export au format JPG pour créer une collection qui sera conservée, et pourra faire l'object d'une diffusion plus large. L'export se fait vers un dossier spécifique, avec à nouveau une intégration dans le catalogue des clichés ainsi générés. L'intérêt majeur de cette méthode est de laisser intact les clichés originaux, et de disposer d'une collection d'images au format compatible avec les autres outils de diffusion.
  4. Archivage des originaux. Les clichés originaux sont déplacés vers le disque externe tout en restant dans le catalogue, ce qui rend les miniatures consultables même si le disque USB concerné n'est pas connecté.

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J'espère que cette petite explication de mon organisation vous a éclairé, sur le sujet, et vous comment faites vous ?

Faites simple

On m'a récemment posé la question sur les 3 créations ou innovations qui avaient le plus marqué le monde de l'information ces dernières années. Sans devoir trop y reflechir la liste est aussi diverse qu'évidente pour moi : Google, Apple iPod/iTunes/iTunes store, et les Box de nos fournisseurs d'accès à Internet. Google se caractérise par une pauvreté fonctionnelle de prime abord dans l'interface exposée aux utilisateur, mais la puissance, la fiabilité, et la robustesse en font maintenant un outil globalement incontournable dans le Web d'aujourd'hui. Les internautes n'imaginent pas d'utiliser autre chose. On peut mesurer cette adhésion forte jour après jour quand on voit les autres moteurs de recherche se casser les dents, et ne pas parvenir à atteindre une masse critique. Le système Google prend toute son ampleur avec ses autres produits sur le même principe, par exemple Reader.  Il va à l'essentiel pour quelqu'un qui débute dans l'utilisation des flux RSS, et apporte des informations, et des fonctions de haut niveau pour le lecteur  chevronné. Lorsque Apple a lancé les iPods le produit est apparu comme magique tant sa facilité d'utilisation était déconcertante. Vous mettiez cet appareil dans les main de n'importe qui, le coté intuitif rendait son apprentissage quasi instantané. D'entrée l'application iTunes a été positionnée comme outil incontournable avec l'intégration directe vers la boutique iTunes store en ligne. Cette intégration forte vers les autres produits et services de la marque à la pomme est maintenant incontournable. En chaînant ainsi les produits complémentaires, elle pérennise ses revenus. Avec l'arrivée de produits plus complexes comme l'iPod Touch, Apple est parvenu à toucher une seconde génération d'utilisateurs qui veulent plus de technologie directement accessible. Malgré ce changement les produits conservent une facilité qui garanti aussi bien une vitesse d'adoption et une addiction forte. Les fournisseurs d'accès avec la création des box ont très largement démocratisé l'accès à internet. Si on revient un petit peu en arrière avant ces offres très intégrées, on avait des matériels qui ne remplissaient qu'une seule fonction, vous connecter à Internet. Pour le téléphone et la télévision il fallait continuer à utiliser d'autres produits. Au delà de la faible couverture fonctionnelles de ces offres, souvent les réglages pouvaient êtres aussi compliqués qu'aléatoires. Quand les offres tout en un sont arrivées, les utilisateurs ont vu débarquer des matériels qui changeait radicalement leur accès aux technologies de communications.  Une inquiétude est apparue : est ce que tout ce matériel ne va pas être trop complexe à utiliser ?  Une fois de plus l'adhésion et le succès sont passé par quelques fonctions essentielles faciles à utiliser et à mettre en oeuvre, et d'autres un peu plus complexes pour accéder aux autres services. On pourrait citer des tonnes d'autres exemples comme par exemple Twitter avec son service qui ne fait pas grand-chose, mais qui peut être enrichit par une API ouverte. Pour résumer tout ça, il est essentiel lorsque qu'on innove et qu'on met à la disposition du public de nouveaux produits de bien limiter le scope d'utilisation auquel est soumis l'utilisateur. Tout un chacun peut assimiler un périmètre plus ou moins restreint, ne noyons pas l'utilisateur sous trop d'innovations. La vraie innovation c'est finalement la simplicité et le fait de ne pas transformer l'utilisateur en spécialiste. C'est d'ailleurs ce dernier point qui semble être un facteur tant d'efficacité, que de succès commercial.