Une nuit étoilée

Par une belle nuit d'été étoilée j'ai décidé de poser l'appareil photo dans un coin et laisser l'intervallomètre tourner. Regardez bien, vous vous rendrez compte que la terre tourne dans le système solaire. Cerise sur le gateau la sensibilité et la durée des poses permet de voir des astres invisibles à l'oeil nu. 

 

Cette vidéo HD en 1080p a nécessité 600 photos prises à un intervalle de 6s. Le Nikon D700 utilisé était sur ISO 800 x f/1,8 x 5s de pose avec un 50mm f/1,8. Les images ont été assemblées avec Quicktime Pro à 15 images par seconde.

Pris à la Croix Valmer en Aout 2011.

 

Un petit tutorial sur les vidéos en Time-Lapse

Il y a déjà un petit bout de temps que je souhaitais m'attaquer à la création de vidéo à partir de photos assemblées en time-lapse. La disponibilité d'un intervallomètre sur mon boitier reflex m'a permis de franchir le pas. Dans les grandes lignes il s'agit de prendre des clichés à intervalle régulier d'une même scène et de les assembler dans une vidéo. Vous allez voir qu'avec un peu de méthode c'est très simple à réaliser. La méthode se décompose en plusieurs étapes simple :

  1. La prise de vue 
    Il est indispensable de disposer d'un bon trépied. il doit être suffisament stable parce que la fréquence répétitive des prises de vue risque de générer des vibrations parasites, voir de déplacer légèrement le cadrage entre le début et la fin de la session. Les réglages de votre boitier doivent se faire en manuel tant pour l'exposition, que pour le focus. Si à chaque photo on laisse l'appareil recalculer l'exposition, on risque de ne pas percevoir les variations de lumières dans la scène.  En ce qui concerne l'autofocus, lui aussi est à by-passer afin de conserver la même mise au point même si les sujets bougent. L'intervallomètre est a régler à une fréquence qui va dépendre d'un petit calcul à faire en fonction de la durée de vidéo souhaitée, de la capacité de la carte mémoire, et de gouts personnels quand au rendu de la vie dans la vidéo.  Dans mon cas j'ai pris 1s d'intervalle pendant à peu près 8 minutes soit environ 530 images.  A ce niveau il est aussi possible de prendre plusieurs clichés à chaque intervalle afin éventuellement de faire un pré-traitement HDR des images, mais là c'est un autre probème. En ce qui concerne la qualité et la taille des images, il ne faut pas perdre de vue qu'au final même si on veut produire une vidéo HD, on aura pas besoin de plus de 1080 points de hauteur pour l'image, et que ici une qualité JPEG doit normalement suffire.
  2. Le développement des photos
    Pour ma part j'utilise Lightroom, mais ces manips vont pouvoir se faire avec la plupart des logiciels du marché. Après importation des photos,  il faut appliquer un traitement strictement identique à l'ensemble des photos. Un premier balayage de l'ensemble du lot permet de se rendre compte si certaines sont fortement sous-exposées, ou si certaines sont sur-exposée. Dans mon cas j'ai ajouté  un peu de lumière ambiente, de contraste, et de saturation des couleurs, afin de donner plus de présence aux éléments dans la scène et aussi de mieux faire ressortir les variations de lumière.  Ensuite il faut adapter l'aspect de l'image au format final de la vidéo. Avec Lightroom on peut facilement retailler l'image en lui imposant un ratio de 16/9 qui sera la proportion de sortie de notre vidéo. Une fois ces réglages  fait sur la première image du lot, il suffit de synchroniser l'ensemble du lot avec cette image. Dans le module "Développement" de Lightroom, on sélectionne toutes les images dans le film, et on appuie sur le bouton "Synchroniser" en veillant bien à ce que tous les paramètres soient actifs. Il reste maintenant à exporter ces photos, et là pour limiter le volume, j'ai choisi de redimentionner les images avec une hauteur fixée à 1080 points.
  3. Le montage
    Dans iMovie sur Mac, mais il existe d'autres alternatives (Quicktime Pro, des scripts en ligne de commande sous linux, ... ), il suffit d'importer le jeux d'images produites précédemment, d'ajuster le temps de visualisation de celles-ci à 1/10ème de seconde, et surtout de supprimer l'effet de transition entre chaque image. Une fois c'est fait, il faut alors exporter la vidéo en choisissant le format idéal pour la diffusion qu'on veut en faire.

Voilà le résultat de ces quelques minutes de travail :

Mon Workflow de photographe numérique

Etant passé au reflex numérique il y a maintenant une petite dizaine d'année, j'ai au fil du temps découvert des problématiques assez insoupçonnées pour le photographe amateur que je suis. L'arrivée des appareils numérique m'a amené à faire face à un volume assez conséquent de photo à conserver, trier, organiser. La réduction du coût unitaire du cliché lève la limitation naturelle qu'avait le photographe amateur à faire des photos en volume, et il n'est pas rare de revenir avec 150 prises de vue d'un évènnement. Par ailleurs, les outils informatiques mis à disposition pour traiter les photos, permettent d'appréhender la post-production des images, et de pouvoir continuer à être créatif au delà de l'acte de la prise de vue. Et pour terminer, l'expansion des sites de partage et de stockage d'image en ligne nécessite de s'organiser de manière adéquate autour de cette pratique. Autant que ma mémoire me permette de m'en souvenir, j'avais commencé par très basiquement copier toutes mes photos dans des dossiers sur le disque de mes PC pour regrouper mes photos dans des dossiers relatifs à 1 événement et une date. Cette méthode, au delà de sa simplicité avait la vertu de ne nécessiter aucun logiciel pour cataloguer les images, mais par contre avait comme inconvénient de n'apporter aucune aide dans la chaîne de valorisation des images. Un peut plus tard, face à une croissance exponentielle du nombre d'images à traiter, je me suis décidé à utiliser un logiciel plus structurant tel Lightroom. Mais là aussi la démarche restait très basique, la même structure de dossier que précédemment. Le gain se résumait à disposer d'un catalogue avec des miniatures, à la possibilité de tagger les images, mais surtout à pouvoir gérer le développement numérique des images. Ligthroom a cette particularité de ne pas altérer le cliché original, mais d'enregistrer l'ensemble des opérations qui ont été effectuées, pour les rejouer à la volée. Malgré l'outil plus perfectionné, l'ensemble des photos, bonnes ou mauvaises, restaient dans le catalogue en ligne, et ceci n'était gère convaincant. Pour certaines photos, un export était ponctuellement réalisé pour les injecter dans un outil tiers come Flickr ou Picasa. Ayant récemment troqué le disque interne de mon macbook pour un SSD, je me suis retrouvé face à l'impossibilité de conserver 60 Go de photos constamment en ligne. J'ai adopté une organisation qui consiste à répartir le stockage des photos sur le disque interne de la machine et sur un disque externe usb, cette répartition se faisant sur des critères de traitement de l'image, de notation, et d'archivage des originaux. Les étapes du processus sont finalement assez simples, et pas forcement attachées à l'utilisation de tel ou tel logiciel.

  1. Import des photos depuis le ou les appareils vers le catalogue principal. Le fait de pouvoir sélectionner les images, de pouvoir les tagger, modifier le nom est déjà un grand plus. Les photos sont copiées au format Raw, renommées, et sont classées par dates, avec un dossier par jour.
  2. Premier tri pour voir quelles photos vont retenir notre attention pour la suite. On peut considérer, qu'une part des photos peut être jetée, une autre part sera conservée telle quelle, et que le haut du panier lui fera l'objet de toute les attentions et sera exploité. Pour ce lot identifié, vient le traitement, recadrage, balance des blancs, etc. Un outil externe pourrait très bien être utilisé à cette étape.
  3. Export et catalogage des meilleurs photos. Le photos qui devront passer à la postérité, vont faire l'objet d'un export au format JPG pour créer une collection qui sera conservée, et pourra faire l'object d'une diffusion plus large. L'export se fait vers un dossier spécifique, avec à nouveau une intégration dans le catalogue des clichés ainsi générés. L'intérêt majeur de cette méthode est de laisser intact les clichés originaux, et de disposer d'une collection d'images au format compatible avec les autres outils de diffusion.
  4. Archivage des originaux. Les clichés originaux sont déplacés vers le disque externe tout en restant dans le catalogue, ce qui rend les miniatures consultables même si le disque USB concerné n'est pas connecté.

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J'espère que cette petite explication de mon organisation vous a éclairé, sur le sujet, et vous comment faites vous ?

Nikon Lenses Simulator

Pour ceux qui ont du mal à percevoir les différences entre les couples Objectifs/Boitiers avec l'arrivée des capteurs grand formats, Nikon sorti un petit outil. L'application Web Nikon Lenses Simulator permet de simuler tout objectif monté sur n'importe quel boitier et de voir les différences d'angles de vue.  On peut ainsi voir de manière très didactique le résultat de l'utilisation d'un Objectif DX (prévu à l'origine pour un capteur de type APS-C) sur un Boitier FX (Format 24x36).

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L'évolution de la photo

En écoutant les podcast que j'avais mis de coté je suis tombé sur un excellent épisode de déclencheur. Pour ceux qui ne connaissent pas ce podcast réalisé par Benoit Marchal, c'est une mine d'informations et de culture sur le monde de la photo. L'interview de Bernard Perrine commence à partir de 4:48. Celui-ci, rédacteur du magazine 'Le Photographe' revient vers nous avec une rétrospective d'un siècle de photo. Il évoquera les différentes ruptures technologiques et culturelles que le monde de la photo a subit au fil du temps. Je vous laisse écouter :
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Photoshop Express

Ca y est photoshop express est sorti en Beta avec une approche un peu similaire à ce qu'on a pu voir comme applications de retouches d'images en ligne. Ici le premier step commence par l'upload des images pour constituer une bibliothèque - accessoirement cette bibliothèque va pouvoir être exploitée libre de droits par Adobe mais ça changera sûrement dans le futur -  et ensuite viennent les ajustements des images à proprement parler.

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