Les offres de cloud privé d'Amazon

Amazon vient de rendre disponible la béta publique de son offre VPC. Virtual Private Cloud, c'est un peu le meilleur des deux mondes. comme je l'avais déjà signalé précédement, le cloud computing dans sa formule de "Infrastructure As A Service" voit encore aujourd'hui de nombreuses réticences dans les entreprises, principalement sur l'aspect public de l'infrastructure. Amazon souhaite amener les entreprises vers ses services d'infrastructures en leur permettant d'y accéder de manière très sécurisée.  VPC est un pont entre le réseau de l'entreprise et une partie "privatisée" du réseau Amazon. Pour entrer un peu plus dans le détail sur l'architecture de VPC, on a un routage IP qui est réalisé de manière encryptée par un protocole IPSEC vers  un pool de ressources AWS dans les datacenter d'Amazon.  Le client dispose de la pleine maîtrise de l'adressage IP et des politiques de sécurités appliquées sur les ressources placées dans ce cloud.  Le client va disposer de la même sécurité que si il devait louer des unités dans un datacenter externe et y installer ses serveurs, mais avec l'avantage de la souplesse du cloud.  L'utilisation de l'architecture Elastique de Amazon permet de retailler très facilement les ressources affectées, et de n'utiliser que ce qui est vraiment nécessaire à un instant T. Les usages qu'on peut imaginer entre autres d'un telle infrastructure seraient :

  • La mis en œuvre de plan de continuité d'activité à moindre coûts. Par essence les ressources affectées aux plan de continuité d'activité ne sont utilisée que lorsque celui-ci est actif. Le reste du temps ces ressources sont inutilisées ou alors le sont pour des tâches secondaires, qui peuvent être arrêtées à tout moment. Le concept de base d'Amazon WS et EC2 , consiste à n'utiliser que ce dont vous avez besoin à un instant T.  Pour résumer le client en temps normal ne paye que la consommation de ressources nécessaire à synchroniser son datacenter avec les machines en attentes d'être activées pour le plan de reprise, d'où une approche financière des plus favorables.
  • La mise à disposition d'une réserve de ressources pour effectuer des traitements ponctuels et fournir une puissance de calcul instantiable immédiatement. Dans de nombreux business il y a des opérations qui ont une forte saisonnalité, comme par exemple la production de fiches de payes, la réalisation d'inventaires de fin d'année. Autant sur de très gros systèmes, on a une logique de puissance installée et d'activation de tranches à la demandes que sur des architectures ouvertes de type x86, on peine un peu plus à avoir ce type de granularité. Là aussi, il faut prévoir le cas le plus défavorable et acquérir les ressources nécessaires quand bien même celles-ci sont inutilisées pendant les périodes creuses.  De nouveau les concepts évoqués précédemment vont permettre de disposer d'une puissance de traitement qui soit dans un état d'attente donc ne coûtant quasi rien et de mettre celle-ci en route en quelques minutes.

Il convient de rapprocher cette architecture de la possibilité de nos jours d'utiliser les outils de cloud computing dans le datacenter de l'entreprise, et de pouvoir migrer les ressources chez des providers tels Amazon. On se trouve donc aujourd'hui en face de trois type de cloud, le "cloud privé" qui est hébergé chez le clients sur ses propres serveurs physiques, le "cloud privé virtuel" qui donc est hébergé chez le fournisseur, mais vu comme une extension du réseau de l'entreprise, et pour finir le cloud public. Le gros challenge à venir va être la capacité de management et d'interopérabilité entre ces différentes briques qui commencent à être bien abouties. Pour aller plus loin je vous invite à consulter la pasge de présentation Amazon Virtual Private Cloud.

Le low-cost et l'expérience utilisateur contrôlée

La batterie de mon Macbook a jetté l'éponge il y a 6 mois. Pour la remplacer j'avais decidé de prendre un batterie chez un fournisseur de compatibles. L'offre m'a avait semblée très intéressante à l'époque. Le process de livraison avait vraiment été très cheap, ayant du me résoudre au final à aller chercher en boutique le produit. Pour parfaire le tout, ce produit a vu ses peformnces se dégrader à vue d'oeuil, pour finir aujourd'hui par avoir une autonomie de quelques minutes. Bref pour résumer, j'avais voulu du lowcost, et bien j'en ai eu au final pour mon argent. Il y a quelques jour de ça j'ai voulu rendre ce MacBook de nouveau réellement mobile, en lui redonnant une autonomie digne de ce nom. J'ai acheté une nouvelle batterie sur l'AppleStore en ligne, et une fois la commande validée je me rend compte que le digicode de l'immeuble est erroné dans ma commande. J'essaye de modifier ma commande, en vain, et donc avec un peu d'appréhension j'appele le service client Apple, envisageant déjà de devoir prendre mon mal en patience. Et là, quasi immédiatement quelqu'un l'écoute et m'explique qu'elle ne peux pas changer l'adresse qui a déjà été communiquee au logisticien. La charmante et efficace opératrice me propose cependant de faire passer une note signalant de m'appeler lors de la livraison. C'est effectivement ce qui s'est passé, et le produit m'a été remis dans les délais. C'est encore une facette de cette fameuse "expérience maitrisée" chère à Apple. Vous me direz que vu le prix de leurs produits on peut attendre ce service. Un produit similaire (cette batterie) chez les grands fabricants de PC, ne coûte pas finalement beaucoup moins cher, et je suis assez certain que le service n'aurait pas été à la hauteur.  L'autre surprise de taille, c'est une fois le banal colis remis par le livreur, lors de l'ouverture, je découvre cette batterie packagées dans une petite boite en carton glacé du plus bel effet. Apple parvient à positionner l'achat de pièce de remplacement dans la continuité de l'achat initial en maintenant le même niveau de standing et de satisfaction pour ses clients. Ce genre d'expérience a la vertue de remettre les choses en perspectives. Avec l'emmergence des prestations low-cost, le prix de référence s'est dramatiquement abaissé, mais les attentes des consommateurs sont restée élevées. Aujourd'hui on en vient à considérer que ce qui à un prix élevé est anormal et que le prix cassé c'est le prix bas. Ne réfléchissons plus en prix pour les produits uniquement mais à la valeur qu'on les services d'accompagnements, puisque c'est tout cet ensemble qui au final construit l'expérience utilisateur.

Réveillez le leader qui est en vous !

Je viens d'achever la Lecture de Tribes de Seth Godin. On peut apprécier ou pas le personnage, mais si il y a une chose qui est certaine c'est que son bouquin est très bien écrit et très facile à lire. D'une manière générale cet ouvrage permet de prendre conscience que le leadership ce n'est pas pour les autres, détrompez vous, il y a une place pour tout le monde, on vous attend. Bien souvent il y a un amalgame entre le leader et le manager. La nuance est assez subtile, et c'est là dessus que repose une bonne part du concept de leadership et de Tribe vu par Seth G. De fait les individus on besoin d'une société dans laquelle ils évoluent et dans laquelle il sont sous la coupe d'un manager qui détient la connaissance et est en mesure d'influer sur le chemin des uns et des autres.

leaders have followers, managers have employees, managers make widgets, and leaders make change

Le changement est ce qu'il y a de plus effrayant dans une organisation, et c'est dans cette capacité au changement que se reconnaissent les vrais leaders. La stabilité tant recherchée par bon nombre d'organisation est devenue une illusion aujourd'hui parce que le marketing a généré des attentes sans cesse changeantes dans le public. Les références au passé sont aujourd'hui tout sauf un atout, les gens veulent s'inscrire dans une dynamique d'évolution. Une Tribe se caractérise par un intérêt partagés par des individus et un media de communication efficace. La création et la croissance d'une Tribe se fait par 3 étapes que sont la motivation pour engager des individus auprès de soi, la connexion de ceux-ci pour qu'il puissent intéragir librement, et l'évolution pour les emmener plus haut. Ce n'est pas le nombre de membres dans une Tribe qui en fait l'importance, mais l'engagement de ceux-ci et leur capacité à faire bouger les lignes. Prendre l'avis des gens qui nous entourent est très souvent la meilleure façon de renoncer. Dans bien des cas ils vont être opposés à l'initiative que vous pouvez prendre. Rappelez vous que vous n'êtes pas ces gens, et que seul votre avis compte. Les efforts d'innovation que vous pouvez faire sont très souvent contre-balancés par les efforts que font les autres pour rester dans le statut-quo. Pendant que vous essayez de vous démarquer, les autres vous rappellent qu'il ne faut surtout pas se faire remarquer !  Le fait de se demander comment obtenir l'autorisation ou l'assentiment pour executer un projet est le meilleur moyen de ne rien faire. Faites et vous verrez bien après...

Change isn't made by asking permission. Change is made by asking forgiveness later

C'est en prenant des libertés dans son domaine d'activité que l'inventeur du "Big Mac" s'est illustré. Pour créer la recette du sandwich, et briser la rêgle de la franchise, il n'a demandé d'autorisation à personne. On a toujours tendance à aller vers le plus simple, c'est humain. La chose la plus simple c'est de réagir. Confronté à une situation, on évacue au plus vite le problème qu'on est en train de rencontrer. Il est déjà plus difficile de répondre. Dans ce cas on profite de cette opportunité pour construire quelquechose pour le futur, on s'adapte et on répond en conséquence. Le plus compliqué c'est d'initier, c'est à dire d'être à la source du dialogue qui s'instaure. C'est ce que font les Leaders, ils génèrent des opportunités autour d'eux. Dans bien des cas les business models que vous allez envisager en innovant ne seront pas aussi ajustés et finalisés que peuvent l'être ceux qui existent déjà. Qu'à cela ne tienne ce n'est pas une raison pour rejoindre les troupeaux de moutons. Seth Godin attire vraiment l'attention sur le fait qu'il faut oser et qu'il n'est jamais trop tôt pour tenter. L'erreur doit être conçue et acceptée, l'erreur permet de progresser et d'être meilleur la prochaine fois. Ce dernier point est sûrement un grosse part du fossé culturel qu'il y a entre nos deux cotés de l'atlantique. La rentabilité d'une idée, le bénéfice qu'on peut en tirer est à son maximum très peu de temps après sa génèse, c'est pourquoi il ne faut pas trainer quand on a une idée. Les Leaders sont des esprits imaginatifs avant tout, et Seth Godin cite Albert Einstein pour illustrer celà :

Imagination is more important than knowledge

Il vous reste à imaginer ce que votre avenir peut être si vous décider de mettre à profit vos talents de Leader et emmener tous le monde avec vous. Dans tous les cas la première étape c'est la lecture de ce livre qui vous ouvrira les yeux sur pas mal de points et de talents qui sommeillent en vous.

Think global, Act local... ou presque !

Je vais vous raconter l'histoire que j'ai entendu sur une grosse boite internationale. C'est pas l'entreprise finalement qui est importante mais la culture managériale et la stratification des couches de management, avec tous les effets de bords qui en découlent. Face à de gros changement stratégiques et la mise en oeuvre de nouveaux processus métiers, la base de l'entreprise reste campée sur ses méthodes et pratiques avec les obligations qui en découlent. Tout commence quand il est décidé un beau jour de mettre en oeuvre une belle solution de CRM pour automatiser les ventes, et unifier les processus à l'échelle de la planète. Un gros projet ambitieux décidé par le CEO lui même, avec un calendrier proche de la marche forcée car il faut très vite rentabiliser les licences acquise à prix d'or.  Très rapidement les formations s'enchainent et déjà les doutes commencent à s'installer.  Les formateurs n'ont d'autres arguments face aux lourdeurs remontées par les commerciaux que d'expliquerque celà va être merveilleux, les managers vont pouvoir voir en un clin d'oeuil l'état du business. Oui très bien mais la valeur ajoutée pour les relations avec les clients, dans quelle mesure ce capital informationnel engrangé dans l'outil va pouvoir être restitué ? Après une validation de ces premières étapes qu'on considérera comme couronnée d'un franc succès (déjà là les étages de la fusée commencent à se séparer...), toujours sur le même rythme les données de l'existant business de la compagnie sont importées. Cette étape que dans bien des cas on considère comme cruciale est réalisée en quelques semaines. Des stagiaires travaillent sur la normalisation des données, et résultat des courses on se retrouve avec des informations qui sont érronées quand elle ne sont pas inexistantes. Bref pour reprendre une expression bien connue : "si vous entrez de la M____ à un bout du tuyau il est assez peu probable de voir de l'Or sortir de l'autre coté". Il s'en suit la fermeture immédiate de tous les petits systèmes d'informations commerciales de part et d'autre et le lancement en fanfare de l'outil tant attendu. Très rapidement le management local se rend bien compte que question agilité et souplesse c'est pas vraiment ça. Il faut trouver une solution, et il est rapidement demandé de faire le minimum visible. C'est à dire de faire le reporting et le forecast avec l'outil puisque c'est ce qui permet de faire que la partie emmergée de l'iceberg reste immaculée. C'est à ce point que ressugit le fameux "Think Global, Act Local". Au sommet de l'Iceberg on est convaincu que tout marche parfaitement comme prévu, mais petit à petit les grains de sables viennent se mettre dans l'engrenage.  Tout allait parfaitement bien jusqu'à ce que des gens bien intentionnés décident d'exploiter le merveilleux tas d'Or sur lequel ils étaient assis. Un beau matin la direction marketing europe décide de lancer des campagnes marketing sur la base des contacts intégrés dans les outils. Je vous laisse imaginer le désastre et la perception coté client. On pourrait s'imaginer que face à un pareil fiasco, il soit envisagé qu'il y ait eu un problème de qualification des bases, et bien non ! L'ordre a été passé d'étage en étages de la hiérarchie d'accompagner la campagne pour convaincre les clients. Ces clients étant pour la pluspart non concernés  par le domaine que touchait l'opération, le taux d'atteinte reste scotché au raz des paquerettes.  Fondamentalement ce qu'on peu retenir d'une pareille aventure c'est qu'on est dans la caractérisation d'une organisation totalement top-down ou les décisions tombent de manière intangibles, sans concertation. Chaque étage de la hiérarchie a des objectifs et demande à ses collaborateurs de propager le mouvement, sauf qu'arrivé en bas de pyramide, il faut bien trouver un compromis pour continuer à faire tourner la boutique. Seule une bonne pratique de communication interne et d'échange autour d'objectifs stratégique peut éviter ce genre de désillusions. Je parle ici de pratique et non d'outils car c'est d'abord un état d'esprit à avoir avant tout.

Accessgrid

J'étais ce matin à la conférence Aristote à l'école polytechnique, qui était sur le thème des outils de collaboration, notamment le toolkit Accessgrid. Cet outils développé à la base par Argonne National Laboratory de Chicago sous la direction du professeur Thomas D. Uram. C'est un projet de plus de 10 ans, dont la maturité à ce jour en fait une solution tout à fait viable pour de réelles applications. Le besoin de base était de permettre à des conférences de se repartir sur plusieurs campus universitaire, et ainsi d’éviter de longues heures de déplacements.

Le point central du produit est le concept de « venue » C'est en fait ni plus ni moins la ou les salles de réunion virtuelle, avec sur le serveur de venue la capacité à partager mettre en œuvre beaucoup de fonctionnalités complémentaires, dont par exemple la capacité à partager des documents, entre les participants. L'architecture de l'application utilise le multicast IP pour dispatcher les flux vidéo et données entre les les noeuds, le rôle du serveur se limitant à mettre en relation les différents nœuds voulant participer à une "venue". Le serveur de venue va pouvoir assurer la persistance de documents afin de permettre de retrouver à posteriori les données échangées, voir même l'enregistrement de la session. Dans le cas ou on met en place la fonctionnalité de Shared Application, l’affichage de la fenêtre sélectionnée est dispatché vers tous les utilisateurs.

Sont enregistrés auprès de accessgrid.org 235 nodes / 25 pays / 2 en France qui correspondent à des salles équipées pour faire des conférences. on est à peu près rendu à 13900 downloads sur win, 23000 sur linux, 4320 sur osx. Environ 1400 conférences on eu lieu à ce jour.

Le mieux reste à venir, tout est prévu pour pouvoir ajouter des applications facilement dans le framework, ces applications s’executent sur les clients. Le code pyton pour accéder à l’API est très simple, très facile à prendre en main. Les applications partagéees peuvent être au niveau de la venue, ou alors au niveau du client. Le toolkit peut permettre de créer de nouvelles applications de collaboration, ou alors d’intégrer une application existante vers un contexte collaboratif. Les technologies standard suivantes sont utilisées : Soap wsdl pour le remote calls, ftp pour les transsfert de fichier, le chat est réalisé en jabber/xmpp, rss pour publier les scheduling, le tout encapsulé en ssl pour la sécurité. Une communauté est très active pour ajouter de nouvelles fonctionnalités aussi diverse que l’intégration de la DV et l’HD, la création d’un client en JSR168. Paraview permet par exemple de dispatcher un stream video basé sur l’affichage d’une application, et ainsi permettre de partager en temps réel le contexte d’une application.

On parle plus tellement de videoconférence, mais vraiment de collaboration, tant l’infrastructure peut être mis en place instantanément. Notre propension à utiliser de tel outils peut vraiment décoler tant ça devient facile en termes d’infrastructure, et d’usage.

Les points forts à retenir sont les suivants :

  • Scalabilité
  • Free vs 10K or 100k solutions
  • Commodité : utiliser votre matériel, quel que soit l'os, seul une webcam, un micro sans écho, et une connexion à internet sont nécessaires.
  • Permet d’élargir le champs d’investigation en connectant plus de gens.

L’intervention du Pr Uram a été suivie d’une intervention de J. Bell depuis l’université du Queensland en Australie histoire de montrer la technologie à l’épreuve des faits, et cela a été vraiment concluant, ouvrant la porte à tout ce que nos esprit fertils pourront envisager.

La fin des instituts de sondage

J'ai écouté il y a quelques jours une chronique à la radio (bfm) qui prédisait la fin des instituts de sondages. Titre suffisamment choquant pour susciter l'envie d'en savoir plus. En fait cette chronique mettait en évidence la supériorité évidente du site internet intrade.com qui fait appel aux prévisions des internautes pour créer des tendances par rapport aux rapports compliqués des analystes. Intrade a prédit avant même que quiconque y pense les victoire aux primaires américaines de mccain et obama. On trouve des marchés sur des choses aussi diverses que la météo, la politique,le prix du pétrole, des procès en cours, en fait des sujets qui reflètent bien de l'opinion publique. Plus qu'un institut de sondage, il s'agit d'un marché électronique des opinions et ce qui en fait la force et la pertinence des informations qu'on y trouve c'est que l'utilisateur va au delà de donner son avis. En effet l'engagement des utilisateurs à fournir le fruit de leur réflexion est simplement obtenu en leur demandant de parier. A partir du moment ou on met une dimension financière dans la chose, d'un seul coup les avis sont tout de suite plus pertinent, plus réfléchis, on s'éloigne un peu de la dimension café du commerce que prennent toujours les sondages. D'une manière générale, à partir du moment ou une masse critique en termes d'avis individuels est atteinte, on parviens toujours à obtenir un point médian représentatif de l'opinion. Cette pratique permet de bien saisir dans quelle mesure la contribution individuelle en terme d'information peut être agrégé pour créer une réelle valeur.

Quelles plateformes utiliser ?

Ici volontairement je vais pas parler de langage mais plutôt de plate-forme, quand on commence à parler d'une application. Les langages vont se caractériser par plusieurs point que sont leur complexité, le spectre fonctionnel couvert (éventuellement par des frameworks disponibles), et leur facilitée de mise en oeuvre. Comme beaucoup de monde j'utilise depuis la nuit des temps des outils basés sur du php pour mes plate-formes (wordpress, dotclear, frontaux d'accès à des bases de données... ), j'ai utilisé de manière ponctuelle Ruby-on-rails, et maintenant je m'aperçois que python est de plus en plus utilisé. L'une des différences ente ces approches est principalement due au fait que d'un coté on a des langages simples plus ou moins généralistes et que de l'autre on se retrouve avec des frameworks complet beaucoup plus rigides. Le PHP à plusieurs avantages, c'est un langage qui est dédié à la création de pages web. Ceci permet une grande souplesse dans la création sur un mode itératif, mais a comme corollaire de permettre de rendre le produit rapidement non maintenable. En effet cette approche ne favorise pas la séparation des éléments d'interface des éléments de code, a moins là aussi de mettre en oeuvre un framework. Les expériences que j'ai pu avoir de reprise de code après de longue périodes de production ont été assez dramatiques.Un autre avantage de PHP c'est son universalité, qui permet de facilement déployer les pages sur des hébergements simples. Bref PHP c'est idéal pour les petits projets, même si de grosses infrastructures l'utilisent. RUBY ON RAILS est un framework complet construit autour du langage ruby. ce framework a comme gros avantages de facilement séparer la logique, du contenu, et de la présentation. En effet tout est formalisé au travers d'une architecture Model/Vue/Controller. Cette structuration apporte un indéniable confort dans le développement, permet de facilement structurer le développement en équipe, et apporte une capacité de maintenance du code incomparable. On retrouve un peut la démarche qu'on a par ailleurs avec une architecture J2EE, tout en étant plus abordable quand même. ROR permet une rapidité de création incomparable tant qu'on reste dans les limites du framework. Si on s'intéresse à des architecture de type interfaces riches (Flex, Air, Sylverlight), alors le découplage logique / présentation présente un intérêt non négligeable. Le gros défaut de ROR est qu'aujourd'hui les compétences sur le sujet sont assez limitées, et que lorsque la phase de maquette est terminée il faut déployer obligatoirement sur une infrastructure de type dédiée donc nécessairement avec une charge d'administration plus élevée. Récemment je me suis intéressé  à Python, ayant vu que c'était le langage utilisé par Google pour son app engine, j'ai un peu plus creusé sur ce sujet. Aujourd'hui chez Google trois langages sont utilisés : C++, Java, Python. Python sert aussi bien en interne, qu'en externe pour réaliser toutes les chaînes de traitement, réaliser tout le packaging d'application, etc... Bref on est en présence d'un langage relativement structuré, donc suffisamment directif pour permettre de produire avec une certaine qualité, et d'être suffisamment versatile en termes d'usages. Il y a une communauté, et des sources d'informations importantes autour de ce langage, et le dernier point, et pas des moindres, c'est la disponibilité en offres d'hébergement, qui peut donc en faire une plate-forme non négligeable pour déployer des applications de taille moyenne. Même si aucun choix sur ce sujet ne peut être définitif, je pense qu'il y a des pistes intéressantes à surveiller.

YULBIZ

Le jeudi 29 mai j'étais au Yulbiz à Paris au Harry's Bar. C'étais mon premier Yulbiz, au delà du plaisir de rencontrer Claude Malaison et Philippe Martin venus de Montréal, j'ai découvert avec plaisir des discussions aussi animées qu'intéressantes. On a beaucoup parlé de l'adoption des outils sociaux pas les entreprises, mais aussi de la manière dont on peut gérer la profusion d'outils, l'infobesite, etc... Sur le sujet de l'adoption de nos outils sociaux dans les entreprises, il est certain qu'il y a un fossé a commencer à combler avant de vouloir aller plus loin. On voit aujourd'hui des entreprises qui décrètent l'utilisation d'outils sociaux sans pour autant faire le mouvement culturel que cela implique. Trop souvent les collaborateurs sont encore dans une logique de compétition qui engendre donc un certain nombre de réflexes perturbants tels que la propriété de l'information et du travail. Comment concevoir que les utilisateurs deviennent des contributeurs si on leur explique pas un minimum l'intérêt qu'ils ont. Typiquement tous les salariés se plaignent de l'avalanche quotidienne de mails, mais peu savent qu'un wiki peut permettre de réduire drastiquement ces mails en structurant et en partageant efficacement les informations. On a pas pu éviter de parler de ... Twitter, avec la aussi des avis partagés sur la manière dont on peut l'utiliser, et sur la façon dont tout ça va évoluer. Pour beaucoup il fait aujourd'hui partie du jeu d'outils incontournable dans notre quotidien, même si l'addiction nous guette. Fred qui a fait comme prévu sa petite distribution de livres m'a donné "the ten faces of innovation" que je lirai avec soin quand le temps sera une denrée un peu moins rare ;-) Encore un grand merci Fred. Je suis en train de lire actuellement le livre de Francis Pisani et Dominique Piotet "Comment le Web change le monde / L'alchimie des multitudes" qui est un très bon livre de vulgarisation sur l'internet d'hier et celui d'aujourd'hui. Je le recommande à tout ceux qui veulent faire un fast-forward sur le film de ces 5 dernières années. Je reviens très content de cette première pour moi, avec plein d'idées dans la tête. À la prochaine !