Retina ?
Sauf à vous être isolé sur une autre planète pendant la semaine qui viens de s'écouler, vous n'êtes surement pas passés à coté du décès de Steve Jobs. Je vais pas en remettre une couche sur les déferlement de "fanboyisme" auxquels on a eu le droit. Même si cet événement était très largement prévisible au vu de la dégradation récente de son état de santé, il est certain que ça a été un choc, et qu'il y a aujourd'hui un vide qui s'est fait. Et c'est dans ces moments là qu'on mesure à quel point un individu a pu infléchir la trajectoire de toute une industrie.
D'abord pour commencer, au sujet d'Apple, et de ce qu'elle va devenir sans son gourou ? Il est peut être un peu trop tôt pour juger de ceux qui prennent la relêve. Certainement que le positionnement de l'entreprise pour les 3 à 4 ans à venir est déjà entériné avec la patte du maître donc pas d'inquiétudes immédiates à avoir de ce coté là. Après, c'est finalement très lointain, et l'industrie a le temps de changer, et Apple aussi, mais peut être plsu avec un temps d'avance.
Maintenant en ce qui concerne l'homme : génie, pas génie ? En revenant vers les mac j'ai découvert grâce aux produit Apple un confort d'utilisation que je n'avais pas eu pendant mes nombreuses année de PCiste. Si l'un des objectifs que SJ avait était de faire que l'utilisation soit simple et sans question alors c'est réussit, "it simply works", sans se poser de questions. Si ce doit se faire au prix d'un système propriétaire, alors je suis prêt à cette concession pour voir ma productivité augmentée. Dans mes pérégrinations professionnelles, j'ai bien souvent vue de merveilleuses technologies péricliter pour l'une de ces deux raisons, trop loin des préoccupations des acheteurs, ou insuffisamment bien marketées. Steve Jobs a eu comme obsessions de ne jamais sombrer dans l'un de ses deux travers, surtout depuis son retour chez apple. En ce qui concerne son apport au monde du business je vous conseille la lecture de ce post de Guy Kawasaki sur Google+ ou il souligne une douzaine de points marquants.
En ce qui concerne l'attitude générale à avoir vis à vis de l'existence et de la combativité, je ne peux m'empêcher de penser au "stay foolish stay hungry" de son discours à Stanford en 2005. Cette approche prend tout son sens pour moi au moment ou j'ai décidé de donner une autre direction, un autre sens à ma vie professionnelle.
Pour finir, si il ne devait y avoir qu'un seul moment à retenir de ses nombreuses prestations sur scène, c'est la keynote de présentation du premier iPhone. On perçoit dans ces quelques minutes, ce grand art de faire vivre à une salle entière un moment inoubliable, et de susciter une folle adhésion... Enjoy
La batterie de mon Macbook a jetté l'éponge il y a 6 mois. Pour la remplacer j'avais decidé de prendre un batterie chez un fournisseur de compatibles. L'offre m'a avait semblée très intéressante à l'époque. Le process de livraison avait vraiment été très cheap, ayant du me résoudre au final à aller chercher en boutique le produit. Pour parfaire le tout, ce produit a vu ses peformnces se dégrader à vue d'oeuil, pour finir aujourd'hui par avoir une autonomie de quelques minutes. Bref pour résumer, j'avais voulu du lowcost, et bien j'en ai eu au final pour mon argent. Il y a quelques jour de ça j'ai voulu rendre ce MacBook de nouveau réellement mobile, en lui redonnant une autonomie digne de ce nom. J'ai acheté une nouvelle batterie sur l'AppleStore en ligne, et une fois la commande validée je me rend compte que le digicode de l'immeuble est erroné dans ma commande. J'essaye de modifier ma commande, en vain, et donc avec un peu d'appréhension j'appele le service client Apple, envisageant déjà de devoir prendre mon mal en patience. Et là, quasi immédiatement quelqu'un l'écoute et m'explique qu'elle ne peux pas changer l'adresse qui a déjà été communiquee au logisticien. La charmante et efficace opératrice me propose cependant de faire passer une note signalant de m'appeler lors de la livraison. C'est effectivement ce qui s'est passé, et le produit m'a été remis dans les délais. C'est encore une facette de cette fameuse "expérience maitrisée" chère à Apple. Vous me direz que vu le prix de leurs produits on peut attendre ce service. Un produit similaire (cette batterie) chez les grands fabricants de PC, ne coûte pas finalement beaucoup moins cher, et je suis assez certain que le service n'aurait pas été à la hauteur. L'autre surprise de taille, c'est une fois le banal colis remis par le livreur, lors de l'ouverture, je découvre cette batterie packagées dans une petite boite en carton glacé du plus bel effet. Apple parvient à positionner l'achat de pièce de remplacement dans la continuité de l'achat initial en maintenant le même niveau de standing et de satisfaction pour ses clients. Ce genre d'expérience a la vertue de remettre les choses en perspectives. Avec l'emmergence des prestations low-cost, le prix de référence s'est dramatiquement abaissé, mais les attentes des consommateurs sont restée élevées. Aujourd'hui on en vient à considérer que ce qui à un prix élevé est anormal et que le prix cassé c'est le prix bas. Ne réfléchissons plus en prix pour les produits uniquement mais à la valeur qu'on les services d'accompagnements, puisque c'est tout cet ensemble qui au final construit l'expérience utilisateur.
On m'a récemment posé la question sur les 3 créations ou innovations qui avaient le plus marqué le monde de l'information ces dernières années. Sans devoir trop y reflechir la liste est aussi diverse qu'évidente pour moi : Google, Apple iPod/iTunes/iTunes store, et les Box de nos fournisseurs d'accès à Internet. Google se caractérise par une pauvreté fonctionnelle de prime abord dans l'interface exposée aux utilisateur, mais la puissance, la fiabilité, et la robustesse en font maintenant un outil globalement incontournable dans le Web d'aujourd'hui. Les internautes n'imaginent pas d'utiliser autre chose. On peut mesurer cette adhésion forte jour après jour quand on voit les autres moteurs de recherche se casser les dents, et ne pas parvenir à atteindre une masse critique. Le système Google prend toute son ampleur avec ses autres produits sur le même principe, par exemple Reader. Il va à l'essentiel pour quelqu'un qui débute dans l'utilisation des flux RSS, et apporte des informations, et des fonctions de haut niveau pour le lecteur chevronné. Lorsque Apple a lancé les iPods le produit est apparu comme magique tant sa facilité d'utilisation était déconcertante. Vous mettiez cet appareil dans les main de n'importe qui, le coté intuitif rendait son apprentissage quasi instantané. D'entrée l'application iTunes a été positionnée comme outil incontournable avec l'intégration directe vers la boutique iTunes store en ligne. Cette intégration forte vers les autres produits et services de la marque à la pomme est maintenant incontournable. En chaînant ainsi les produits complémentaires, elle pérennise ses revenus. Avec l'arrivée de produits plus complexes comme l'iPod Touch, Apple est parvenu à toucher une seconde génération d'utilisateurs qui veulent plus de technologie directement accessible. Malgré ce changement les produits conservent une facilité qui garanti aussi bien une vitesse d'adoption et une addiction forte. Les fournisseurs d'accès avec la création des box ont très largement démocratisé l'accès à internet. Si on revient un petit peu en arrière avant ces offres très intégrées, on avait des matériels qui ne remplissaient qu'une seule fonction, vous connecter à Internet. Pour le téléphone et la télévision il fallait continuer à utiliser d'autres produits. Au delà de la faible couverture fonctionnelles de ces offres, souvent les réglages pouvaient êtres aussi compliqués qu'aléatoires. Quand les offres tout en un sont arrivées, les utilisateurs ont vu débarquer des matériels qui changeait radicalement leur accès aux technologies de communications. Une inquiétude est apparue : est ce que tout ce matériel ne va pas être trop complexe à utiliser ? Une fois de plus l'adhésion et le succès sont passé par quelques fonctions essentielles faciles à utiliser et à mettre en oeuvre, et d'autres un peu plus complexes pour accéder aux autres services. On pourrait citer des tonnes d'autres exemples comme par exemple Twitter avec son service qui ne fait pas grand-chose, mais qui peut être enrichit par une API ouverte. Pour résumer tout ça, il est essentiel lorsque qu'on innove et qu'on met à la disposition du public de nouveaux produits de bien limiter le scope d'utilisation auquel est soumis l'utilisateur. Tout un chacun peut assimiler un périmètre plus ou moins restreint, ne noyons pas l'utilisateur sous trop d'innovations. La vraie innovation c'est finalement la simplicité et le fait de ne pas transformer l'utilisateur en spécialiste. C'est d'ailleurs ce dernier point qui semble être un facteur tant d'efficacité, que de succès commercial.