Qu'est ce que Timemachine a sauvegardé ?

Ce post trouve son origine dans la stupéfaction de toujours voir Timemachine passer un temps inouï à sauvegarder mon Mac. Encore ce matin je le vois sauvegarder des centaines de gagas.

La vue Timemachine permet de naviguer dans le système de fichier au travers du temps. En y regardant de plus près ce qu'on peut voir c'est que les fichiers sont bien présent dans la dernière sauvegarde, voir dans les précédentes. Cette constatation est déjà un bon point mais en aucun cas permet de savoir ce qui est réellement sauvegardé dans chacune des sessions. La vue du finder directement permet de voir l'ensemble du système de fichier et de constater là aussi que nos dossier et fichiers sont présents. Timemachine ajoutant des liens symboliques, il est totalement impossible de voir quel est l'incrément sauvegardé lors de la dernière session. Par exemple si seul le fichier toto.txt est modifié, rien ne m'indique que c'est uniquement celui-ci qui a été sauvegardé.

 

Pour pouvoir surveiller ces sauvegardes j'ai d'abord trouvé  timedog un script perl (download) qui permet de comparer les deux dernières sauvegarde timemachine :

$ cd /Volumes/TM/Backups.backupdb/vheuschling 
$ timedog -d 5 -l

ici on lui indique de ne pas comptabiliser les lien symboliques, et de descendre à 5 niveau de précision dans les sous-dossier. L'affichage est finalement assez peu pratique j'ai continué à chercher....

Timetracker qu'on peut trouver sur le site de son développeur http://www.charlessoft.com/ permet de descendre visuellement dans la hiérarchie du volume Timemachine dont il restreint l'affichage aux éléments effectivement sauvegardés. J'ai pu constaté que les deux applications qui me généraient des sauvegardent récurrentes étaient bien Evernote et le client de messagerie Sparrow. Bingo !

Retina ?

On entend parler ces derniers temps de plus en plus fortes rumeurs sur la généralisation des écrans "Retina" sur les appareils Apple. Je pense qu'il y a une confusion autour de cette appellation, car même si rien n'est impossible, force est de constater que dans l'état actuel de nos connaissances, c'est techniquement difficile à envisager. 

Apple défini sur son site dédié aux iPhone 4/4s le retina comme une résolution de 326 dpi.  : 
""En mettant au point des pixels de seulement 78 micromètres de large, les ingénieurs Apple ont réussi à en faire tenir quatre fois plus sur l’écran de 3,5 pouces des iPhone 4S et iPhone 4. La densité en pixels qui en résulte (326 pixels par pouce) améliore la fluidité et la continuité du texte et des graphismes, quelle qu’en soit la taille. ""

N'oublions pas une chose, c'est que sur les devices mobiles, les 2 grands ennemis de l'ingénieur sont le poids et la consommation électrique. Les deux sont d'ailleurs très liés puisque le principal contributeur au poids est la source d'énergie que constitue la batterie. 

Si on prend la taille d'un écran d'iPhone 4/4s, on a donc 960x640 pixels soit 614 400 pixels à afficher, en comparaison un iPad 2 lui n'a que 786 432 pixels (1024 x 768 à 132 dpi). En prenant la spécification du Retina à 326 dpi, un iPad se verrait attribuer un écran de 2526 x 1896 soit un total de 4 789 296 pixels. Je vous laisse imaginer l'impact de telles résolution sur la consommation électrique de la machine. Si on s'en tenaient à la résolution, on est  au delà de ce qu'on fait aujourd'hui avec des circuits d'affichage généralistes comme l'Intel HD Graphics 3000. A titre de comparaison l'AMD Radeon HD 6700M, permet de monter 2560x1600, mais aujourd'hui on trouve ce type de circuits sur des machines haut de gamme, dotées de capacités énergétiques conséquentes. Au vu de ces premières explorations, je préfère pas aller plus loin et je vous laisse faire l'exercice avec les écrans de laptops de 13, 15, voir 17 pouces comme certains l'ont laissé entendre. 

 

Rapide retour sur LeWEB'11

La semaine dernière s'est tenu à Paris l'événement planétaire du monde du web. J'ai toujours tendance à dire que LeWeb est un peu notre salon de l'agriculture et en même temps notre festival de Cannes. Au final cette édition n'a pas dérogé à la règle, en proposant l'opportunité unique  d'avoir ceux qui font le web à portée de main, et de les entendre. Beaucoup sont très accessibles, et vous consacrent du temps pour vous donner de bons conseils, alors que d'autres cultivent leur côté sectaire. Bien souvent ces derniers font partie de ceux qui ont eu un grand coup d'éclat il y a quelques années et qui ne sont plus allé au feu depuis bien longtemps. C'est aussi ça LeWeb, des acteurs très pragmatiques qui côtoient un showbiz plus superficiel.

 

J'étais venu il y a deux ans en 2009 en spectateur complet, n'ayant pas de projets précis. Déjà à l'époque, j'avais perçu une dynamique forte, et j'étais reparti inspiré,  avec l'envie de revenir un jour plus impliqué. Cette année, le débat était tout autre, le lancement d'Affini-Tech ma nouvelle société de conseil me donnait l'occasion de rencontrer mes pairs pour en parler.

 

LeWeb est une formidable machine pour networker, et j'ai passé le plus clair de mon temps à rencontrer des gens, à échanger sur mes projets. Pour être très francs je ne me suis pas assis un instant dans une salle de conférence. Ça n'a  finalement que peu d'importance, toutes les vidéos étant disponible sur youtube

 

Beaucoup m'ont fait la remarque sur le prix démesuré des places. Certes, comparé au prix des conférences similaires aux US c'est excessif, mais en prenant sa place dans les premiers, on bénéficie d'un prix "early bird" qui est plus raisonnable. Pendant ces trois jours, j'ai pu rencontrer des dizaines de personnes à qui j'ai présenté mes services. Si j'avais du payer une agence pour me prendre tous ces rendez-vous le coût aurait vraisemblablement été plus élevé.

 

Je reviendrai plus tard dans le détail des rencontres que j'ai pu faire et de ce que j'ai pu en tirer. Le bilan global est extrêmement positif, et c'est avec un grand plaisir que j'y reviendrai l'an prochain.

 

Ci-dessous une petite video qui résume bien par quelques avis choisis l'ambience générale.

Goldman Sachs - Les nouveaux maîtres du monde

Documentaire aussi passionnant qu'édifiant sur la banque Goldman Sachs. Ce reportage diffusé sur Canal + permet de comprendre les différentes transformations de l'économie mondiale qui ont engendré un tel mastodonte. Un interviewé va même plus loin et compare GS à la créature du docteur Frankenstein qui échappe totalement à son contrôle. Les ramifications de GS et les collusions avec le pouvoir sont telles que la banque échappe aujourd'hui à tout contrôle, voir même contrôle aujourd'hui la politique des états. Ses appuis chez les médias et dans la politique permettent d'orchestrer les pires campagnes de destruction de la valeur d'un état pour en tirer parti. Mario Draghi le président de la BCE a été VP Europe de GS, ce qui en dit long sur la neutralité la politique économique Européenne à venir. Les partners chez GS sont incités à prendre leur retraite le plutôt possible pour se recaser dans les différents circuits du pouvoir. L'absence totale de structure de contrôle des banques fait qu'une impunité totale s'est installée. Très peu d'acteurs ont été jugés au pénal, les amendes infligées par les tribunaux civils s'élèvent tout au plus à quelques centaines de millions de dollars. Cette impunité est évidement criminogène, et incite les "prodiges" de GS à faire preuve de toujours plus d'audace et de cupidité.

Le plus choquant de ce reportage c'est que toute cette machine spéculative infernale fait l'essentiel de ses dégats dans les classes basses et moyennes de la population mondiale. Les petits épargnants ont perdu 7000 Md$ de dollars depuis le début de la crise. GS est en mesure de conseiller un produit à des clients et de parier en même temps sur l'effondrement de cet instrument financier. Dans le même temps les salaires des dirigeants de GS ont été multipliés par 3. GS est en mesure d'aller jusqu'à l'épuisement complet de la ressource et d'engendrer l'implosion complète du système bancaire.

Intel : 48 cores sur un seul chip

La plate-forme expérimental 48-core Single-chip est un test des labs d'Intel sur les processeurs du futur et leur applications. L'object de cette recherche était de mettre un maximum de coeurs dans un seul chip. C'est le coeur du Pentium 5 qui a été choisi, et la performance exceptionnelle, c'est que l'enveloppe de puissance ne dépasse pas les 75 watts. Cette plateforme va être distribuée à des universités et des industriels pour qu'ils puissent imaginer les usages et applications d'une telle plateforme. Pour ne savoir plus consultez www.intel.com/info/scc

Merci Steve Jobs

Sauf à vous être isolé sur une autre planète pendant la semaine qui viens de s'écouler, vous n'êtes surement pas passés à coté du décès de Steve Jobs. Je vais pas en remettre une couche sur les déferlement de "fanboyisme" auxquels on a eu le droit. Même si cet événement était très largement prévisible au vu de la dégradation récente de son état de santé, il est certain que ça a été un choc, et qu'il y a aujourd'hui un vide qui s'est fait. Et c'est dans ces moments là qu'on mesure à quel point un individu a pu infléchir la trajectoire de toute une industrie.

D'abord pour commencer, au sujet d'Apple, et de ce qu'elle va devenir sans son gourou ? Il est peut être un peu trop tôt pour juger de ceux qui prennent la relêve. Certainement que le positionnement de l'entreprise pour les 3 à 4 ans à venir est déjà entériné avec la patte du maître donc pas d'inquiétudes immédiates à avoir de ce coté là. Après, c'est finalement très lointain, et l'industrie a le temps de changer, et Apple aussi, mais peut être plsu avec un temps d'avance.

Maintenant en ce qui concerne l'homme : génie, pas génie ? En revenant vers les mac j'ai découvert grâce aux produit Apple un confort d'utilisation que je n'avais pas eu pendant mes nombreuses année de PCiste. Si l'un des objectifs que SJ avait était de faire que l'utilisation soit simple et sans question alors c'est réussit, "it simply works", sans se poser de questions. Si ce doit se faire au prix d'un système propriétaire, alors je suis prêt à cette concession pour voir ma productivité augmentée. Dans mes pérégrinations professionnelles, j'ai bien souvent vue de merveilleuses technologies péricliter pour l'une de ces deux raisons, trop loin des préoccupations des acheteurs, ou insuffisamment bien marketées. Steve Jobs a  eu comme obsessions de ne jamais sombrer dans l'un de ses deux travers, surtout depuis son retour chez apple. En ce qui concerne son apport au monde du business je vous conseille la lecture de ce post de Guy Kawasaki sur Google+ ou il souligne une douzaine de points marquants.

En ce qui concerne l'attitude générale à avoir vis à vis de l'existence et de la combativité, je ne peux m'empêcher de penser au "stay foolish stay hungry" de son discours à Stanford en 2005. Cette approche prend tout son sens pour moi au moment ou j'ai décidé de donner une autre direction, un autre sens à ma vie professionnelle. 

Pour finir, si il ne devait y avoir qu'un seul moment à retenir de ses nombreuses prestations sur scène, c'est la keynote de présentation du premier iPhone. On perçoit dans ces quelques minutes, ce grand art de faire vivre à une salle entière un moment inoubliable, et de susciter une folle adhésion... Enjoy

Dans la brume de Chevenoz

En montagne - comme ailleurs - après une nuit pluvieuse, les premières chaleurs du matin provoquent des nappes de brumes qui remontent des forêts. Cette séquence a été prise au moment ou la brume se dissipe en fin de matinée.  600 images prises au 70mm f/10 au 1/125 de seconde à ISO200 ont été nécessaires. La séquence a été montée avec Quicktime à 15 images par seconde. Chevenoz est situé à l'entrée de la vallée d'Abondance et le relief constitue un verrou pour ces nappes de brumes qui stagnent souvent longtemps.

Une nuit étoilée

Par une belle nuit d'été étoilée j'ai décidé de poser l'appareil photo dans un coin et laisser l'intervallomètre tourner. Regardez bien, vous vous rendrez compte que la terre tourne dans le système solaire. Cerise sur le gateau la sensibilité et la durée des poses permet de voir des astres invisibles à l'oeil nu. 

 

Cette vidéo HD en 1080p a nécessité 600 photos prises à un intervalle de 6s. Le Nikon D700 utilisé était sur ISO 800 x f/1,8 x 5s de pose avec un 50mm f/1,8. Les images ont été assemblées avec Quicktime Pro à 15 images par seconde.

Pris à la Croix Valmer en Aout 2011.